Schéma explicatif de l’opération des hémorroïdes et des techniques chirurgicales

Opération des hémorroïdes : tout savoir sur la chirurgie

Opération des hémorroïdes :

Introduction

La maladie hémorroïdaire est une affection fréquente qui peut provoquer douleurs, saignements, gêne à la défécation ou extériorisation anale. Dans la majorité des situations, les hémorroïdes sont prises en charge par des traitements médicaux simples.
Lorsque ces solutions deviennent insuffisantes, la question de l’opération des hémorroïdes peut se poser.

Cette page a pour objectif d’expliquer dans quels cas une chirurgie est envisagée, quelles sont les techniques existantes, le déroulement post-opératoire, ainsi que les bénéfices et limites de cette prise en charge, afin de permettre au patient de mieux comprendre les décisions médicales.


Faut-il toujours recourir à une opération des hémorroïdes ?

La réponse est non.

La chirurgie n’est jamais proposée en première intention. Le traitement débute le plus souvent par :

  • des mesures hygiéno-diététiques,

  • des traitements médicaux locaux ou généraux,

  • des techniques instrumentales non chirurgicales.

L’opération des hémorroïdes est envisagée uniquement chez les patients qui continuent à souffrir malgré ces traitements.

Cependant, une chirurgie peut être proposée d’emblée dans certaines situations précises :

  • hémorroïdes extériorisées en permanence,

  • crises fréquentes d’hémorroïdes externes très douloureuses,

  • altération importante de la qualité de vie.

La décision repose toujours sur une évaluation médicale individuelle.


Les différentes techniques d’opération des hémorroïdes

Il existe deux grandes familles de techniques chirurgicales :

  • la chirurgie classique,

  • les techniques dites mini-invasives.

Le choix dépend du type d’hémorroïdes (internes ou externes), de leur gravité et de la symptomatologie.


La chirurgie classique : l’hémorroïdectomie

La chirurgie de référence est l’hémorroïdectomie pédiculaire, aussi appelée technique de Milligan-Morgan.

Elle consiste à retirer les hémorroïdes pathologiques, laissant plusieurs plaies dans le canal anal afin de permettre une cicatrisation progressive.

Cette technique est :

  • la plus efficace à long terme,

  • indiquée pour les hémorroïdes internes sévères,

  • adaptée aux hémorroïdes externes,

  • recommandée lorsque les symptômes sont importants ou complexes.

C’est la technique la plus ancienne et celle dont le recul médical est le plus important.


Les techniques mini-invasives

Les techniques mini-invasives ne créent pas de plaie ouverte dans le canal anal.
Elles concernent uniquement les hémorroïdes internes qui s’extériorisent puis se réintègrent spontanément ou manuellement.

Leur objectif est de :

  • diminuer l’afflux sanguin vers les hémorroïdes,

  • les repositionner plus haut dans le canal anal.

Ligature des artères hémorroïdaires guidée par Doppler

Cette technique repose sur le repérage des artères hémorroïdaires grâce à un Doppler, suivi de leur ligature.
Elle est souvent associée à une mucopexie, qui permet de fixer les hémorroïdes en position haute.

Les complications sont en général limitées et incluent :

  • des douleurs modérées,

  • des saignements,

  • des envies pressantes d’aller à la selle.

L’anopexie circulaire (technique de Longo)

La technique de Longo consiste à retirer une collerette circulaire de muqueuse située au-dessus des hémorroïdes à l’aide d’un dispositif d’agrafage automatique.

Elle permet de :

  • remonter les hémorroïdes,

  • réduire leur volume,

  • limiter les douleurs post-opératoires par rapport à la chirurgie classique.

Laser et radiofréquence

D’autres techniques, comme le laser ou la radiofréquence, visent à détruire partiellement les hémorroïdes et à les remonter par un phénomène de cicatrisation.

Ces méthodes restent plus rares et sont encore en cours d’évaluation.


La douleur après une opération des hémorroïdes

Oui, l’opération des hémorroïdes est douloureuse, mais la douleur est aujourd’hui mieux prise en charge.

Elle est surtout présente :

  • lors de la première selle,

  • pendant les soins locaux,

  • durant les 7 à 10 premiers jours après l’intervention.

Entre ces épisodes, grâce au traitement médical prescrit, la douleur est souvent modérée, voire absente.

Les techniques mini-invasives sont généralement moins douloureuses et permettent une reprise plus rapide des activités quotidiennes.


Quelles sont les complications possibles ?

Comme toute intervention chirurgicale, une opération des hémorroïdes comporte des risques.

Complications précoces

  • douleurs post-opératoires,

  • saignements,

  • difficultés à uriner,

  • envies fréquentes d’aller à la selle.

Complications tardives

  • rétrécissement de l’anus,

  • troubles de la continence anale.

Ces complications peuvent survenir aussi bien après une chirurgie classique qu’après une anopexie circulaire.

Les complications liées au laser ou à la radiofréquence sont rares, mais le recul reste limité.


Peut-on guérir définitivement après une opération des hémorroïdes ?

Non.

Les hémorroïdes ont un rôle physiologique important dans la continence anale fine.
Lors d’une chirurgie, le chirurgien veille à préserver une partie de ces structures.

Après l’intervention, certains patients peuvent présenter :

  • de petits saignements occasionnels,

  • une gêne modérée,

  • de rares extériorisations.

Ces symptômes sont généralement moins fréquents et moins intenses qu’avant l’opération.

La majorité des patients se déclarent satisfaits et estiment que l’intervention a amélioré leur qualité de vie.


Suivi et accompagnement après l’opération

Le suivi post-opératoire est essentiel pour favoriser la cicatrisation et prévenir les complications.

Il repose notamment sur :

  • le respect des traitements prescrits,

  • les soins locaux,

  • la prévention de la constipation,

  • une bonne hydratation.

Un accompagnement infirmier de proximité, comme celui proposé par une infirmière à domicile à Charvieu, peut faciliter cette période de convalescence.

Chez certaines personnes âgées ou fragiles, une vigilance particulière peut être nécessaire afin de sécuriser le retour à domicile, notamment grâce à des solutions comme la téléassistance pour senior.


Conclusion

L’opération des hémorroïdes est réservée aux patients réellement gênés, après échec des traitements médicaux, sauf dans les formes sévères.
La chirurgie classique reste la plus efficace, tandis que les techniques mini-invasives sont adaptées à certaines hémorroïdes internes bien sélectionnées.

Une information claire, un choix de technique adapté et un suivi rigoureux permettent d’obtenir des résultats satisfaisants et durables.


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